Les Degrés existentiels, de Gilles Verneret

Pourquoi les Editions du Rocher publient-elles de tels ouvrages? Ca m’échappe.

Ca faisait déjà quelques mois qu’on n’avait pas eu un bouquin sur les degrés symboliques à se mettre sous la dent. Quoi de neuf? Qui est l’illuminé qui réinvente tout? Gilles Verneret (qui ne se veut ni illuminé ni inspiré), de Caluire, près de Lyon. Je précise de Caluire car c’est un véritable zodiaque de Caluire qu’il nous présente, un zodiaque tout à fait personnel. A croire qu’il n’est pas possible de faire autre chose que du « personnel » en astrologie et qu’on est forcé de tout réinventer. Gilles Verneret se présente pourtant comme élève de Dane Rudhyar dont on connaît déjà le livre sur les « symboles Sabian ». Mais ça ne lui convenait pas. Alors, après moult cogitations et souffrances du cerveau, après moult choix entre plusieurs listes mises au point durant plusieurs années, Gilles Verneret nous présente son tout dernier cocktail: le tout nouveau « zodiaque de Caluire » composé pour 15% de rêves, pour 30% de flashs, pour 30% de télévision et de radio et pour 25% de conversations dans la rue….

Si Gilles Verneret pense qu’une Vénus à 27 degré du Bélier ce n’est pas une Vénus à 28 degré, je veux bien. Ce n’est pas pour rien que nos grands maîtres regardaient pour chaque degré qui en était le maître grâce aux signes, triplicités, termes, etc. De là à s’inventer des images symboliques, des degrés « existentiels » tirés du quotidien de machin ou de machine à Caluire ou à Gignac il y a un pas que je ne franchirai pas.

Pour le plaisir je vous offre tout de même un extrait du degré de mon Ascendant. Vous comprendrez pourquoi je suis las:

Illustration universelle: La vie âpre et rustique des paysans cévenols.

Illustration secondaire: Des pluies tropicales et une grande lassitude.

Synthèse: Etre noyé dans le présent.

Ce degré fait référence à une vie dure et simple au contact des éléments et de la nature. Pas de superflu, juste et peut-être à peine le nécessaire et parfois « les pluies » diluviennes qui arrêtent toute vie et qui amènent aussi une grande lassitude. Cette lassitude qui nous habite face à ce poids du présent où il faut lutter pour conquérir la survie. On sent aussi dans cette phase un isolement et une coupure dus au territoire et à son relief. On est immergé dans la grande nature, on travaille ardemment sans autre horizon que la sueur, et l’on doute. On trouve une plénitude quand on ne cherche pas d’échappatoire. Ce degré concerne aussi les citadins.

Et Robert Amadou de faire une préface, et moi de faire la critique de tout cela… Je remercie les Editions du Rocher de ne pas m’avoir envoyé ce bouquin! Au fait, lecteur, si tu désires être publié chez le Rocher, dépêche-toi de faire ton propre zodiaque bien de chez toi ou de réinventer l’astrologie. Mais attention, il n’y en aura pas pour tout le monde: à ce rythme l’éditeur finira bien par sombrer sous sa m….. Décidément le monde de l’édition astrologique francophone est bien triste! Heureusement qu’il y a l’éroscope d’E.T. en vidéo!

Les Degrés existentiels
de Gilles Verneret

Editions du Rocher, 1997, 361 p., 165 FF
ISBN 2-268-023524

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